Unsere Fragen an Bertil und Lukas, die GL-Kandidaten für die JUSO Schweiz

An der Delegiertenversammlung vom nächsten Samstag besetzt die JUSO Schweiz einen frei werdenden Sitz ihrer Geschäftsleitung neu. Es gibt eine Kampfwahl: Um den Sitz bewerben sich Lukas Nyffeler und Bertil Munk.

Zwar fanden wie immer vor Kampfwahlen unzählige Hearings statt. Leider gab es aber kein schriftliches Medium, in dem beide Kandidaten gleichzeitig zu Wort kamen – bis heute. Denn der rote Faden ändert genau dies. Wir haben Bertil und Lukas einige Fragen zukommen lassen. Die Antworten der Kandiaten veröffentlichen wir hier genauso wie wir sie erhalten haben, ungekürzt und unbearbeitet.

1. Wie stellst du dir die Revolution vor? Und welche Strategie sollte die JUSO deiner Meinung nach bis dahin verfolgen?

Bertil:

La révolution : moment fatidique où le socialisme arrivera par la grande porte est un des thèmes à la JSS les plus débattus. Notre vision générale de cette étape me semble claire et souvent semblable : passer le plus pacifiquement possible (face à la vision de sa fin possible, le capitalisme use souvent de moyens non-démocratiques uniquement pour se maintenir en vie, ce qui dans tel cas doit mériter suffisante réaction) à une organisation de la société moins contradictoire que le capitalisme, dont le but fondamental est l’émancipation totale de tout individu. C’est plus souvent sur la stratégie à adopter que les divergences apparaissent plus fortement. Conscient que le comportement politique n’est pas uniquement une histoire de rationalité (un travailleur ou une travailleuse peut être pour le maintien de l’ordre établi uniquement car l’habitus de la personne a été construit autour de concepts conservateurs), je ne crois pas à la réponse trop simpliste qui consisterai à dire qu’en balayant tout compromis de la part du mouvement ouvrier, la révolution se mettra en marche. Même si la politique de gauche menée depuis la fin des trente glorieuses est en général contre-productive, il faut analyser plus longuement les mécanismes politiques et les moyens que nous avons d’influencer l’idéologie des gens, chosent qui donne un terrain favorable à une transformation sociale radicale de la société.

De ce fait, nous devons avoir une vision utilitariste de la politique réformiste : savoir qu’en l’utilisant, la fin de la domination du capital n’est pas pour demain, mais qu’elle utile pour le mouvement ouvrier dans la réaffirmation du vrai clivage politique qui n’a que perdu de son importance ces dernières années : le clivage riches-pauvres. Avec l’usage suffisamment intelligent des institutions bourgeoises, tel le droit à l’initiative en Suisse, notre discours résonne bien plus et entre de manière plus facile dans les esprits des individus qui perdent petit-à-petit leurs schèmes néolibéraux. Notre initiative 99% est un exemple fort de sens de la stratégie que nous devons adopter : un discours simple, juste et efficace qui surfe en partie sur le sens commun de manière a le changer radicalement, chose qui mettrai enfin un terme à cette hégémonie culturelle trop forte faisant effet de plafond de verre dès qu’une volonté de surpasser les contradictions inhérentes à notre système apparaît dans la société.

Cependant, je ne pense pas qu’on peut déjà tirer maintenant une stratégie minutieuse nous permettant ne nous défaire de ce vieux monde. Nous devons avoir une ligne générale à laque notre parti doit toujours se tenir, avoir un réservoir de revendications fortes toujours de côté, mettre en mouvement et former la jeunesse au sein de notre parti continuellement, et adapter notre stratégie à chaque modification notable de la situation politique.

Lukas:

Eine soziale Revolution ist der der Höhe- und Wendepunkt im Klassenkampf. In einer erfolgreichen Revolution welche sich über einige Monate oder wenige Jahre ziehen kann, wird die alte Herrschende Klasse entmachtet und ihrer Herrschaftsinstrumente beraubt. Für uns würde das heissen, dass die Produktionsmittel in die Hand der Arbeitenden übergehen und der bürgerliche Staat zerschlagen wird. Die Schlüsselfrage für eine Revolution ist diejenige des Bewusstseins der aufstrebenden Klasse und ihre Organisation. Um die Macht ergreifen zu können, müssen die unterdrückten und ausgebeuteten Massen selber aktiv werden, sich demokratisch organisieren und beginnen die Gesellschaft zu gestalten.

Jede unserer heutigen Handlungen als JUSO muss darauf ausgerichtet sein, die Revolution vorzubereiten. Einerseits geht es darum das Bewusstsein aller Unterdrückten für ihre eigene Position und Stärke zu heben. Andererseits bauen wir eine Organisation auf, welche die gesamte Klasse  und ihre Anliegen vereinen kann. Wir müssen bei bestehenden Kämpfen (Streiks in Betrieben und Schulen, Demonstrationen etc) mithelfen und versuchen klarzustellen, wie die einzelnen Anliegen miteinander zusammenhängen. Aus diesen Interventionen gewinnen wir eigene Erfahrungen und neue GenossInnen für die Partei.

2. Was macht die GL deiner Meinung nach richtig?

Lukas:

Ich finde es sehr gut, dass die GL die JUSO klar links positioniert und auch mit radikalen Offensivforderungen in die SP und die Öffentlichkeit trägt. Auch intern ist die GL zunehmend mit Blogbeiträgen und Gegenpapieren auf interne Debatten eingegangen – das ist wichtig.

Bertil:

Sa lutte contre le patriarcat à l’extérieur et à l’intérieur du parti, sa communication politique subversive dans le but d’éveiller la population aux injustices de notre système, ou encore l’aide qu’elle fournit aux sections locales, etc. Cette énumération n’est de loin pas exhaustive mais voilà le quelques points qui viennent le plus rapidement à l’esprit.

3. Was möchtest du an der Arbeit der GL ändern, wenn du gewählt wirst?

Bertil:

Diminuer l’importance que nous portons sur les discussions traitant de personnes et se focaliser uniquement sur les débats politiques purs qui sont le nerfs de notre parti. Une autre chose que nous pouvons toujours améliorer est la coopération internationale avec les partis de gauche ayant des positions politiques proches des nôtres. Nous ne devons pas juste nous limiter aux simples plateformes IUSY ou YES mais développer également des relations en dehors de ces deux organisations dont le fonctionnement et l’idéologie sont clairement à changer.

Lukas:

Meine Aufgabe sehe ich darin unsere Bewegung weiterzubringen indem ich die Ideen und Methoden des revolutionären Marxismus vertrete. Einerseits bei Positionen der GL bezüglich Papieren, Anträgen und sonstigen Themen. Andererseits sollen Diskussionen um Grundfragen unserer Politik in der ganzen Partei offen diskutiert werden. Ich möchte noch mehr Debatten von der Intensität der Staatsdebatte führen. Damit verbunden ist die Bildungsarbeit meine erste Priorität.

4. Wie findest du könnte die GL den Aufbau und das Weiterbestehen der Landsektionen fördern?

Lukas:

Bei der Planung von nationalen Aktivitäten muss die erschwerte Anreise einbezogen werden. Politisch können die Landsektionen bei der Bildungsarbeit und dem Erarbeiten von Positionen unterstützt werden. Insbesondere der Kampf gegen die SVP ist von strategischer Bedeutung in ländlichen Regionen. Wir müssen dort etwa anhand der Probleme von Lernenden und Kampagnen dagegen aufzeigen können, dass die Rechten nicht die Interessen der Arbeitenden vertreten, die JUSO hingegen schon. Im Moment sollte der Aufbau von ländlichen Regionen und Agglomerationen nicht im Zentrum unserer Strategie stehen – Zuerst gilt es in den urbanen Regionen stärker zu werden.

Bertil:

Veiller plus souvent sur celles-ci pour être sûr qu’un travail de long-terme se mette en place et ainsi éviter une non-stabilité dans ces sections qui dépendent trop souvent de la motivation du comité lui-même. Ce qu’il faut renforcer également, c’est la mise en lien des petites sections périphériques qui sont souvent confrontées aux mêmes défis et dont le dialogue ne peut qu’être positif.

 

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